Modérateur: Patton







Montholon était très fort de prévoir une limite qui ne serait en aucun cas dépassée : pour lui, il annonçait noir sur blanc que Napoléon serait mort avant le 5 juin 1821. Et le Dr Arnott le trouvait encore très bien début avril... 
Donc, vous en conviendrez, soit Arnott était un "nul de chez nul", ou Montholon était devin...
Ou... c'était un assassin !

Si vous voyez une autre alternative, ne vous privez pas d'en faire mention !




Albertuk a écrit:Cher Infernet
Il va falloir comparer nos sources de nouveau. Vous mentionnez les détails suivants de la lettre du 5 décembre 1820 de Montholon à son épouse:
Le malade est somnolent, le pouls extrêmement faible; sa fatigue est grande, il a des vomissements répétés qui indiquent qu'il est maintenant pris d'une maladie de langueur; il a aussi des syncopes fréquentes. Je suis tout à fait garde-malade et on lui a mis trois vésicatoires, dont le dernier a laissé des chairs cadavériques. Il lui reste moins de six mois à vivre.
De mon côté, j'ai plutôt:
Sa faiblesse est telle qu’il ne peut plus faire aucune fonction vitale sans en éprouver une extrême fatigue et perd souvent connaissance. Son estomac ne garde plus rien depuis quelques jours. Il se nourrit avec des choses fort légères qu’on lui fait prendre tous les six heures. Il reste toujours couché, ou au lit ou sur un canapé, et est constamment assoupi. On lui a mis 3 vésicatoires, les chairs du dernier sont cadavéreuses. Le pouls ne peut plus se sentir qu’avec la plus grande difficulté. [...] Il me rappelle ma pauvre sœur dans les 6 mois qui ont précédé sa mort.
Il y a une différence énorme à supposer que Montholon était devin, et prévoyait la mort de Napoléon six mois avant, alors qu'il ne parlait que de l'état de sa soeur six mois avant sa mort. Serait-ce que les empoisonnistes auraient un peu retouché le texte original de Montholon pour lui faire dire qqe chose de différent?


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