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28 JUIN 1815 - VICTOIRE FRANCAISE

Espace consacré à Napoléon Bonaparte et au Premier Empire. Merci de rester courtois dans vos échanges.

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28 JUIN 1815 - VICTOIRE FRANCAISE

Messagede Route Napoleon » Jeu 10 Avril 2008 : 12:19

Pour remonter le moral du Major Camille, je prends dans les Souvenirs du Capitaine François-Frédéric Billon, le récit du célèbre Combat de Conflans-l'Hôpital - pages 180 et suivantes...

Conflans-L'Hôpital ne vous dit rien parce cette ville de Savoie a ca hangé de nom est s'appelle depuis en Albertville, capitale de jeux Olympiques d'Hiver il y a quelques années...

Ce combat de Conflans-L'Hôpital a lieu 10 jours après Waterloo, le mercredi 28 juin, alors que l'Empereur Napoléon est à la Malmaison, d'où il envoie son aide de camp Flahaut, signifier à la Commission du Gouvernement qu'il y restera, tant qu'on aura mis à diposition les deux Frégates à Rochefort.

L'Armée des Alpes est sous les ordres du maréchal Suchet qui a pris la place du tout nouveau maréchal Grouchy qui a gagné son bâton dans des petits combats où fut fait prisonnier le Duc d'Angoulême à La Pallud, près de Pierrelatte, dans notre département voisin de la Drôme. le duc d'Angoulême devait servir de monnaie d'échange contre l'Impératrice Marie-Louise, retenue à l'insu de son plein gré, à Vienne, avec l'Aiglon...

Certains iront imaginer Suchet à la place de Grouchy... à Wavre...

A la tête du 14°, le Colonel Bugeaud...

" Bugeaud était guerrier par essence, comme La Fontaine était fabuliste et conteur comme un pommier fait des pommes... Dès son entrée aux Vélites grenadiers, il se fit remarquer entre tous par son zèle et ses progrès... A pein fut-il officier, c'est à dire après Austerlitz, que sa compagnie devint la plus belle, la mieux instruites de toutes celles du régiement.
Notre 14° comptait de solides officiers dans ses rangs : deux braves commandanst, Siéyès et Lacroix, le pemier frère du célèbre abbé de la Révolution.
Siéyès, Lacroix et le colonel Bugeaud sont inséparables...
Le 14° avait pour mission de contenir les Autrichiens dans la vallée de l'Isère, afin de sauvegarder nos troupes de la Maurienne. Il fit mieux que de les contenir : il les battit !
Nous étions là 200 Gaulois du 14° et 500 du 20° comme les Grecs de Léonidas aux Thermopyles, contre une nuée de Teutons, contre le régiment de Robert-Piélontais et 7.000 Autrichines bine pourvus d'artillerie et de cavalerie, tandis que nous possédions, nous ni l'une ni l'autre. C'était la poste d'hoinneur de l'Armée des Alpes. Nous devions tous y périr ou, enveloppés par le nombre, être fait prisonniers : nous sortîmes victorieux, les menant battant toute une journée, faiasnt mordre la piussière à 1.500 d'entre eux, leur prenant 600 hommes.
Les dispositions ducolonel Bugeaud furent si habilement calculées que tout ce qu'il avait eu la bonté de me confier et de me prédire avant l'affaire arriva de point en point sauf le fait de mon bonjour ! à l'ennemi qui ne fut qu'un bonsoir ! comme on le verra bientôt ...
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ARMEE DES ALPES

Messagede Route Napoleon » Jeu 10 Avril 2008 : 12:50

..." Cette division ennemie était sous les ordres du général Trenck, fils de ce fameux Baron qui passa les plus belles années de sa vie dans les prisons du grand Frédéric pour avoir trop écouté son coeur et peut-être sa vanité à l'endroit de la soeur du Roi de Prusse. Il s'était réfugié en France et porta sa tête sur l'échaud révolutionnaire à Paris, Place de La Révolution, où son fils me dit avoir bivouaqué, l'année précédente, en 1814.
Sur la fin de la jornée le commandant Lacroix m'avait envoyé en parlementaire auprès du général Trenck pour convenir avec lui d'une armistice et du jour et de l'heure de notre départ, car l'ennemi était las et nous aussi : on voyait qu'il en avez assez de se battre.
Le général Trenck me reçut très bien; il m'offrit même à boire à sa gourde, qui était d'une capacité fort respectable et qu'il paraissait affectionner particulièrement. Tout en me la présentant d'un air gracieux, franc et loyal, il cherchait à me prouver que notre résistance, quoique glorieuse, était inutile et sans profit puisque nous ne pourrions jamais débusquer les Autrichines et que d'ailleurs Waterloo venait de tout terminer. Il ne nous restait donc plus, disait-il, qu'à nous retirer.
Il cherchait aussi à savoir le nombre de troupes qui lui étaient opposés depuis le soleil levé : " Vous êtes au moins 8 à 10.000 hommes, dit-il à plusieurs reprise, mais je ne puis deviner où vous avez pu cacher vos récerves et c'est cela qui m'a empêché de vous mener plus rondement. "

Je n'eus garde de le dissuader, ni de lui dévoiler le peu de monde pare lequel il était si longtemps maltraité ! Il est certain que si, malheureusement pour lui, il avait eu l'idée de faire passer une partie de son monde par le chemion que le colonel Bugeaud m'avait enc voyé garder avec mes 89 hommes, nous lui aurions tué ou pris d'un seul coup de filet une bonne partie de sa division. mais le hasard l'avait favorisé en lui laissant suivre une autre voie qu'aucun stratègiste n'eût jamais songé à prendre.
Mon ultimatum, pour la conclusion de l'armistice, fut que nous ne partirions que le lendemain. Trenck l'accepta. On fit cesser le feu de part et d'autre et dès le soir même nous battîmes prudemment en retraite et sans bruit, car nous avions une large vallée à franchir où l'artillerie et la cavalerie ennemie n'auraient pas manqué de nous assaillir avec succès.
Le combat de L'Hôpital fut pour Bugeaud une magnifique révélation de son génie guerrier. Ses habiles manoeuvres décuplèrent nos forces aux u yeux de l'ennemi.
Le 14° fit ce jour-là quantités d'actes de bravoure, d'adroites et fausses attaques qui trompaient l'ennemi en favorisant celles qui s'effectuaient vraiment d'un côté et qui firent merveille.
Tout nous réussit et nous eûmes la satisfaction de savourer la douce mais bien insufisante vengeance du désastre de Waterloo. Nous ne perdîmes que très peu de monde..."


A ce sujet lire le très bon travail de Rnald ZINS :
" 1815, L'ARMEE DES ALPES ET LES CENT-JOURS A LYON "
Horace Cardon éditeur, en 2003.
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ISERE

Messagede Route Napoleon » Jeu 10 Avril 2008 : 15:34

... " . En revenant avec mes quelques hommes de l'expédition où l'on m'avait prescrit d'aller, le premier dire bonjour aux Autrichiens, et où j'avais bien masqué ma petite troupe pour leur faire un pont d'or, je rencontrai mon vaillant colonel et le brave commandant Lacroix. Ils m'embrassèrent comme on embrasse un ami que l'on a cru perdu sans espoir.

Mais il faut bien dire maintenant comment je m'étais tiré d'affaire.

Je m'étais posé en embuscade dans une gorge, où devait infalliblement passer l'ennemi, s'il avait eu, comme je l'ai déjà dit, le moindre sentiment de la stratégie de montagne. Cette gorge était traversée par un sentier assez large qu'aurient dû prendre en effet les colonnes d'attaque, d'autant plus volontiers qu'elle ne paraissait pas gardée. Les Autrichiens n'en eurent pas l'idée. Heureusement pour eux, ils suivirent les flancs de coteaux. Si l'ennemi eût su s'emparer du sentier où il ne me savait pas, mais où je l'attendais, il lui été facile de garder toute la vallée.
Mais cet avantage n'était pour lui qu'apparent, on le comprend, puisque la position où je les avais si parfaitement dissimulés, mes hommes auraient pu, dans un très court espace de temps, celui de charger et de tirer et vanat même d'être aperçus, tuer à l'ennemi une masse de monde.
Je me réjouissais d'avance de voir les Autrichiens mettre bas les armes dans cette souricière, lorsque, avec douleur, jes les vis passant par les chemins impossibles dont je viens de parler;
Pour me tirer de ce mauvais pas où me mettait cette marche imprévue, qui m'isolait et me séparait de mon corps principal, je dirigeai rapidement ma retraite sur l'Isère, à pas de loup, et nous arrivâmes à 200 mètres de la rivière sans avoir eté vu.
La colonne Autrichienne avançait toujours sans se défier de ce qui se passait sur ses derrières. je fis, toujours sans bruit, coucher mes hommes et j'attendis l'occasion propice pour lui tomber dessus.

Un bataillon Autrichien vint à passer près de nous, faisant face à l'Isère. Aussitôt je transmis à mes hommes l'ordre à voix basse de se lever tous à la fois à mon commandement, en poussant de grands cris et de se précipiter, toujours en bon ordre, sur l'ennemi qu'on attaquerait à la baïonnette et en faisant feu à bout portant.
Il était aisé de prévoir que ce coprs Autrichien ne pouvait tarder à se trouver aux prises avec le commandant Lacroix qui n'était pas loin. En effet, un moment après, il auarait fallu voir ces pauvres Kaiserlicks pris en face par les hommes de Lacroix, poussé par derrière par les miens, rompren se disperser, affolés de se trouver ainsi entre deux feux, en un clin d'oeil se jeter dans la rivière dont les eaux heureusement pour eux étaient encore basses ou se rendre à discrétion.

Je fus mis à l'ordre du jour de l'armée et proposé pour la croix d'officier de la Légion d'Honneur;
Le colonle s'empressa de rendre compte au Gouvernement provisoire de cete glorieuse affaire. Hélas ! à cette époque d'agitation, de dislocation, de vertige, nos Grecs du Bas-Empire ne songeaient guère aux défenseurs de la patrie. "
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re

Messagede Jan Kozietulski » Jeu 10 Avril 2008 : 16:03

Finalement , on s'apercoit que ce sont les Elus de la nation qui ont trahi la dite nation , cher Route :furieux:

Et l'on continue en pire encore aujourd"hui...hélas. :furieux: :furieux:
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Messagede camille » Sam 12 Avril 2008 : 17:14

Pour remonter le moral du Major Camille,


Cher Route,

Merci d'avoir évoqué une victoire française oubliée, une de plus :!: :lol: :)

:Vive-L-Empereur2

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Messagede Piré chouan fidèle » Sam 12 Avril 2008 : 23:11

Merci, chère Route : j'iignorais que Conflans-l'Hôpital correspondait à Albertville. Il y a également une relation précise de ce combat dans les "fastes du 14e de ligne".
Cordialement :salut:
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Messagede La Bricole » Dim 13 Avril 2008 : 13:51

:salut:

j'ignorais que Conflans-l'Hôpital correspondait à Albertville

Moi aussi... :Ane:

Merci, mon cher Route : vous avez décidément des milliards de choses à nous apprendre !

Amitiés.

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Messagede Marlène » Dim 13 Avril 2008 : 14:02

Ce cher Route est une encyclopédie vivante et une bibliothèque ambulante... :fleur3:
Pour les "ignares" comme moi :) , c'est un trésor de connaissances.
:fleur
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Messagede sarloveze04 » Dim 13 Avril 2008 : 15:48

Les trésors ne se cachent pas uniquement dans les connaissances de notre ami Route , ma REINE :fleur3: :aime:
Mais il est vrai que c'est toujours un régal ....
Amitiés
:salut:
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Messagede Marlène » Dim 13 Avril 2008 : 16:46

:oops: :fleur3: :aime:
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Messagede kevin » Dim 13 Avril 2008 : 16:56

Merci beaucoup La Route. :salut:
"Je n'ai jamais fait de conquêtes qu'en me défendant.L'Europe n'a jamais cessé de combattre la France à cause de ses principes.J'étais forcé d'abattre sous peine d'être abattu." Napoléon

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Messagede C.Douville » Lun 14 Avril 2008 : 14:19

Bonjour,

Bugeaud, en très large infériorité numérique, a démontré, au cours de cette bataille, une maitrise tactique remarquable. Un cour d'eau séparait effectivement les deux armées. Bugeaud aurait pu, par exemple, se contenter de défendre le cour d'eau en plaçant toutes ses troupes sur la rive opposée à celle où les autrichiens se trouvaient. Toutefois, il avait peur que, dans ce cas, les autrichiens viennent le tourner par les hauteurs environnantes. Ainsi, il fit en sortes de placer quelques troupes sur la rive où se situaient les autrichiens. De la sortes, au lieu de le tourner par les hauteurs, les autrichiens seront donc plutôt tentés à venir combattre directement les français. Bugeaud avait ordonné à ces soldats isolés de ne faire qu'un simulacre de résistance, puis, de se retirer en débandade par le pont. Les autrichiens, se croyant vainqueurs, pourraient alors être encouragés à poursuivre l'ennemi paraissant battu. Bugeaud laisserait alors passer une partie seulement de troupes autrichiennes et jetterait sur ces dernières toutes les troupes françaises. Pour commencer, la manœuvre fonctionna une fois. Après que les autrichiens aient traversé le pont, les français les chargèrent à la baïonnette et les mirent en déroute. Mais, plus surprenant encore, les autrichiens traversèrent le pont encore plusieurs fois dans la journée, se faisant repousser à chaque fois de la même manière et subissant constamment des pertes notoires.

Ce succès tactique ne fut que le prélude d'une grande carrière militaire trop méconnue. Bugeaud se distingua ensuite dans ses campagnes militaires menées contre les troupes musulmanes. En 1836, Bugeaud, à peine débarqué, remporta une première victoire sur les algériens d'Abd-el-kader, c'est la bataille de la Sikkah. L'armée française marchait avec, pour mission, de protéger un convoi de ravitaillement. Abd-del-kader vint alors l'attaquer par surprise. Bugeaud réagit alors avec sang-froid, vivacité d'esprit et habilité tactique : il forma son armée en un gigantesque triangle à deux faces fermées constitués chacune d'une multitude de carrés, avec le convoi de ravitaillement dans l'angle complètement fermée de ce triangle. Plus clairement, l'armée française s'était formée en un grand V. Les faces est et ouest avancèrent alors chacune de leurs côtés, mettant en déroute la cavalerie arabe et détruisant dans on intégralité l'infanterie musulmane. Huit ans plus tard, en 1844, Bugeaud vint encore remporter une nouvelle victoire sur Abd-del-kader, celui-ci se trouvant cette fois à la tête d'une armée marocaine. C'est la victoire française de l'Isly. En apprenant que les marocains seraient cinq à six fois plus nombreux que ses troupes françaises, Bugeaud aurait alors dit "j'aurais aimé qu'il soit encore plus nombreux, car je suis certain de les mettre dans un désordre complet". Le "père la casquette" forma cette fois les français en un gigantesque losange, dont les faces ne se composaient que de petits carrés. Ce losange devait avancer et une de ses pointes devait culbuter tout ce qu'elle rencontrerait de front. Face à cette formation, Abd-del-kader fut totalement impuissant. Les cavaliers marocains furent constamment repoussés dans leurs charges et subirent de lourdes pertes. Vainqueurs, les français purent s'emparer de tous les effets personnels du chef marocain, tentes, vaisselles, bagages etc..Le Maroc fut contrait de signer la paix et de chasser Abd-del-kader de son territoire. Tous les succès de Bugeaud contribuèrent évidemment à la conquête française de l'Algérie. Il fut fait maréchal de France, duc d'Isly et mourut en 1849 à Paris.
C.Douville
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AIGLE

Messagede Route Napoleon » Lun 14 Avril 2008 : 16:51

Le Général La Bricole aime les vieilleries.
Voici un détail de la carte de Savoie gravée par Tardieu aîné en 1815.
Elle est tirée de l'excellent livre de Ronald Zins, " L'ARMEE DES ALPES 1815 "


Image


Comme le dit fort bien le Colonel C. Douville, Bugeaud fait preuve d'une belle maîtrise.
Il attendait des renforts et au lieu de l'aide du général Mesclop, attendu à l'aube du 28 juin, il reçoit le bulletin de la bataille de Waterloo...
Dans la matinée, un détachement du 14° de Ligne, qui avait assisté au Champ de Mai à Paris, ramène l'Aigle du régiment, ainsi que la nouvelle de l'abdication de l'Empereur...

Pour éviter la démoralisation de ses soldats, Bugeaud les réunit en rangs serrés, ne laissant que quelques cavaliers aux avant-postes.
Il leur lit le bulletin d'une voix ferme et les encourage à se battre énergiquement :
" Recevez cette Aigle glorieuse ! Si ce n'est pas l'Empereur qui vous la donne, c'est la patrie qui vous la confie, elle n'en sera pas moins le talisman de la victoire. Jurons tous que tant qu'il existera un soldat du 14°, jamais une main ennemie n'en approchera et que nous mourrons tous, s'il le faut, pour défendre ces nouveaux Termopyles..."

Les soldats jurent, à ce moment arrive un maréchal des logis du 10° Chasseurs annonçant l'approche de l'ennemi.
" Tant mieux ! s'écrie Bugeaud, il ne pouvait nous trouver dans de meilleures dispositions... Messieurs reprenez vos postes ! "...


Ronald Zins - L'Armée des Alpes 1815 - édité chez Horace Cardon, en 2003
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LE BATON DE MARECHAL DE GROUCHY

Messagede Route Napoleon » Jeu 17 Avril 2008 : 15:43

C'est au cours de cette courte expédition du Duc d'Angoulême dans la Vallée du Rhône que le général Grouchy gagnera son bâton.

Le duc et la duchesse d'Angoulême ( fils du futur Charles X et fille de Louis XVI) sint en voyage de propagande dans le sud ouest et arrivents à Bordeaux le 5 mars. C'est là qu'ils apprennent le débarquement de napoléon dans le Golfe-Juan.
Nommé au commandement de l'aile droite de l'armée royale, le duc d'Angoulême part le 10 mars pour Nîmes pour y installer son quartire-général, tandis que la duchesse reste à Bordeaux ranimer la résistance royaliste.
Pasant par Agen, Montaiuban, Toulouse et Montpellier, le duc arrive à Nîmes le 14 et se rend dans la 8° division militaire, alors commandée par le maréchal Masséna depuis Marseille. Le duc passe par Pont-Saint-Esprit, Avignon, Toulon et Marseille, afin d'organiser une armée pour courir sur les derrières de Bonaparte qui a déjà dépassé Lyon...
Masséna prétexte une maladie, mais le duc ne baisse pas les bras, accueilli par la foule, mais la troupe ne lui réserve que froideur.
Le duc leur distribue de l'argent que les soldats boivent à la santé de Napoléon...
Toutefois on peut s'assurer de la fidélité du 1er régiment étranger, du 14° chasseurs et des 10°, 58° et 83° de ligne auquels on ajoute 7 à 8.000 Volontaires du Var, du Gard et de l'Hérault portant tous une fleur de Lys rouge.
Ce sont les " Miquelets ".
La nouvelle du départ de Louis XVIII pour Gand ne trouble pas le duc d'Angoulême persuadé de reprendre Lyon resté comme Grenoble sans garnison puique les troupes rallées à l'Usurpateur sont montées avec lui à Paris...
Disposant d'environ 10.000 hommes, l'armée royale se dispose en 3 colonnes.
- A droite, le général Ernouf avec 5.000 hommes 58° et 83° de ligne, les gardes Nationaux des Bouches-du-Rhône et du Var et une batterie d'artillerie, passerait par Sisteron prendrait Grenoble et se proterait sur Vienne pour rejoindre le duc d'Angoulêm.
- A gauche, le général Rey avec un corps en formation et à l'extrême gauche le général Compans avec les dépôts et les Gardes nationaux de la Haute-Loire pour contenir la rive gauche, côté Auvergne.
- Au centre le duc en personne à la tête du 10° de ligne du 14° chasseurs, du 1er étranger, 4 escadrons à cheval, 6 bataillons de Volontaires du Gard du Vaucluse et de l'Hérault et 2 batteries du 3° d'artillerie, soit au total 5.500 hommes, passant par la Vallée du Rhône remùontant jusque Valence, pour atteindre Vienne en faisant sa jonction avec Ernouf pour marcher sur Lyon...

A Paris, Napoléon est informé de la résistance qui s'organise dans le midi.
Le 26 mars, le général Joseph Dessaix, de Thonon, est nommé au commandement du VI° coprs d'observation, à Chambéry, pour couvrir les Alpes
On connaît bien sa statue à Thonon près du funiculaire. Dessais a été gouverneur de Berlin...
Le 30 mars prenant au sérieux l'expédition royaliste, Napoléon ordonne à Dessaix de faire marcher 300 cavaliers et 400 fantassins avec 2 pièces d'artillerie pour les poster ua Pont de Loriol.
Il envoie le général Grouchy, investi de pouvoirs extraordinaire pour prendre le commandement de Lyon où est le général Debelle en intérim, depuis que le général Brayer est monté avec les Elbois à Paris. Grouchy doit être rejoins par les généraux Piré et Radet.

Davout ministre de la Guerre, écrit au général Gilly qu'il est nommé commandant des toutes le troupes autour de Nîmes. En effet Gilly, rallié à Napoléon, a été relevé par le duc d'Angoulême et s'est retiré dans sa campagne de La Vernède sur la rive droite du Rhône. Dessaix a ordre de soutenir Gilly en lui envoyant un régiment pour s'opposer à la marche royaliste.
Le général Mouton-Duvernet quitte Lyon pour la Loire, afin de s'opposer aux généraux Compans et Rey.
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Messagede La Bricole » Jeu 17 Avril 2008 : 15:48

:salut:

Sans vouloir vous vexer d'aucune manière, mon chère Route (vous me connaissez), je vous aime bien :
Le Général La Bricole aime les vieilleries.

Ce doit être pour cette raison !!!! :fou:

Oui, je :arrow:

non, pas sur la tête, AIE !
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